London, here I come!

Voilà une semaine que je suis en Erasmus à Londres et s’il y a bien une chose qui me vient en tête lorsque je pense à cette ville, c’est WOW ! 12033435_991223514269514_1399933174_n.pngC’est une ville absolument fantastique, magnifique et tellement riche culturellement. J’y étais déjà venue un week-end l’année dernière et il ne m’a fallu même pas une heure pour tomber complètement folle amoureuse. Pour moi, c’était évident : il fallait que je vienne vivre ici quelque temps. Etre londonienne pour trois mois. Alors à peine entrée en master, je me suis renseignée directement sur les programmes d’échanges internationaux. Après des mois et des mois de galère administrative à courir après des papiers un peu partout, à envoyer des mails sans réponse, etc, en juillet le verdict tombe : “Dear Miss Sabrina, I am pleased to inform you that your application for admission to UCL has been accepted” !!! Ajouté à cela, une petite “single room” dans une résidence universitaire à Camden Town, le rêve !

 Je suis étudiante à UCL, la University College of London. Ce qui m’a surprise c’est à quel point administrativement elle est au top. Alors que ça prend des mois et des mois à être enfin officiellement étudiant à Paris, ici ça m’a pris 5 minutes ! Oui 5 minutes ! J’avais tout fait par internet une fois et pas de soucis de connexion, ou de quoi ou qu’est-ce comme, encore une fois, dans les universités parisiennes. Ni 36.000 papiers après lesquels il faut courir un peu partout dans l’université pour les récupérer. Une seule inscription rapide par internet. La faculté se charge de récupérer les papiers toute seule. Puis sur place, il a juste suffit que je me présente avec une lettre confirmant que j’avais été acceptée à UCL et une pièce d’identité pour que mon inscription soit finalisée ! Mes cours n’ont pas encore commencé mais je ferai sûrement un article prochainement lorsque ce sera le cas pour parler de l’enseignement universitaire londonien.

L’une des premières choses qui me frappe ici c’est l’ouverture d’esprit dont font preuve les londoniens. Ici tout le monde a son propre style, tout le monde est original, tout le monde est unique. J’ai croisé des personnes au look punk gothique (en même temps, je vis à Camden Town), des gens aux cheveux bleus, roses et verts, des femmes musulmanes portant le hijab, le niqab, la burqa, des hommes juifs portant la kippa et des papillotes… Et ils se fondaient tous parfaitement dans la masse. Tout le monde se moque complètement que ces gens ne ressemblent pas au « regular Caucasian British. » Londres célèbre son melting pot, elle est fière d’être plurielle et multiculturelle : il n’y a pas un seul type de british, il y en a des milles et des cents. Ce que la France devrait prendre exemple…

Une pub dans le métro londonien dans laquelle est mise en avant la pluralité de sa communauté

Quand j’ai appris à mes coloc’ (une portugaise d’origine ukrainienne et une hollandaise d’origine nigérienne) qu’en France, il était interdit de porter le niqab et la burqa ; que les collégiennes et les lycéennes devaient enlever leur hijab avant d’entrer dans l’école ; que tout signe religieux (croix, étoile de David, voile) était interdit dans le milieu scolaire ; et qu’en France, on aimerait qu’il y ait qu’un seul type de français au nom de la « laïcité », elles étaient énormément surprise. L’ukrainienne m’a même dit « it sounds like the soviet union, » comprenez « on dirait l’URRS »… Alors qu’ici, c’est à base de « soyez qui vous voulez être, habillez-vous comme vous voulez vous habiller, c’est votre liberté en tant qu’individu. » Un professeur, d’origine américaine, de mon master m’avait déjà dit que s’il y avait bien quelque chose qu’il détestait en France, c’était qu’on prônait une liberté commune au lieu de cette fameuse liberté individuelle sans prendre en compte le fait qu’il y ait des divergences (religieuses, culturelles, ethniques) parmi les français. Du coup, on prive ceux qui ne correspondent pas à l’image qu’a le gouvernement du parfait français, de certaines libertés. C’est un vrai bol d’air frais d’être dans un pays, une ville, qui octroie une liberté parfaitement à l’opposé. Et ce qui est encore plus magique, c’est que pour les British, ce n’est pas magique, c’est normal.

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