J’ai lu un livre issu de l’auto-édition

Y a-t-il des talents dans l’autre édition, l’édition alternative et l’auto-édition ? C’est une question à laquelle les maisons d’édition Edilivre, Publibook, Publishroom, BOD et Société des Écrivains ont voulu répondre en créeant le Prix de l’Autre Édition

Comme certains le savent, ces 6 derniers mois, j’ai été en stage en tant que social media manager au sein de la maison d’édition Edilivre. C’est une maison d’édition dite alternative où tout le monde peut publier gratuitement un livre tant qu’il n’y a pas énormément de fautes d’orthographe dedans (ou alors, s’il y en a, vous prenez un service optionnel payant de correction et réécriture).

L’ennui, et c’est d’ailleurs une chose qui a souvent été reprochée à Edilivre, c’est que tout le monde qui peut publier un livre, ça veut aussi dire n’importe qui. Et je l’avoue, au cours de ces 6 derniers mois, j’ai dû échanger avec pas mal « d’auteurs » qui ne savaient pas aligner 1 phrase sans faire 7 fautes de français, des « auteurs » qui – sans prétention aucune – étaient bêtes comme leurs pieds, des « auteurs » qui – comble du comble – n’aimaient même pas lire…

De plus, au sein de ce stage, j’ai lu un ouvrage – dont je tairai le nom – que j’ai détesté (fautes d’orthographe, aucun style, aucune qualité d’écriture, histoire ennuyeuse et à dormir debout…). Je n’ai pas renouvelé l’expérience, restant ainsi sur cette mauvaise image de l’édition alternative. Mais voilà que le service où je me trouvais – le service marketing & communication – décide de créer un concours en s’alliant à quatre autres maisons d’édition dans le genre pour prouver que des talents se cachaient aussi parmi les multiples auteurs médiocres de l’auto-édition. 

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Pour la représenter, Edilivre a choisi Un Jour Particulier de Dawoud Saadoun. Je dois dire la vérité, je n’ai pas cherché à le lire. Ma boss et la chargée de communication l’ont lu et étaient toutes les deux assez enchantées : « tu as vu ça se lit vite », « ouais franchement il est vraiment bien », « on dirait un peu du Musso ou du Levy, tu trouves pas ? ». J’écoutais mais ça n’éveillait pas plus ma curiosité. Je me disais qu’elles avaient beau être enthousiasmées, ce livre restait un livre issu de l’édition alternative et que s’il était vraiment bien, Gallimard ou Folio l’aurait publié.

Puis, le jour des résultats du concours approchant, les premières notes et critiques du jury tombaient. La chargée de com nous les lisait à haute voix. « Ce livre m’a fait pleurer », « Ce livre m’a ému(e) », « Digne d’un Guillaume Musso », « Se lit d’une traite »… Je commençais à être curieuse.

Enfin, le jour des résultats : Un Jour Particulier est le grand gagnant. Dawoud Saadoun n’a pas pu être présent à cause des grèves de la SNCF. Un membre du jury était très déçu car elle avait adoré le livre, avait hâte de rencontrer son auteur et de se faire dédicacer un exemplaire. C’est bon, c’en est trop, je veux savoir ce qu’il en est ! J’emprunte le livre à la chargée de com dès le lendemain !

Conclusion :

OH-MY-GOD ! Ce livre est incroyable. Dawoud Saadoun est un auteur talentueux et a une très belle plume. On sent un homme très humble derrière la plume. Je ne peux que confirmer les dires des membres du jury du Prix de l’Autre Edition : ce livre est un bijou qui se lit très rapidement tant on est happé par son histoire haletante. On ne peut pas le reposer, on veut connaître la fin. Et quelle fin ! Elle est tellement surprenante et inattendue que j’ai ouvert grand la bouche devant tout le monde dans le métro en la lisant.

De plus, Dawoud Saadoun connaît son sujet, il ne fait pas semblant. Quand on le lit et qu’il décrit les sentiments de ses personnages, on devine que ce sont des choses qu’il a lui-même ressenties. Quand il parle du travail de son héros, on devine qu’il a lui-même exercé un métier lui permettant d’en connaître autant sur celui-ci. Quand il décrit Londres, je me rappelle exactement ces rues que j’ai moi-même vues tant elles sont décrites à la perfection. Quand il décrit New York City, et même si je ne connais pas cette ville, j’ai l’impression d’y être et de connaître ces paysages qu’il me raconte.

Parfois Dawoud Saadoun utilise des mots d’anglais et d’arabe dans son histoire. Certains diront qu’il aurait très bien pu écrire certains mots en français (comme « homeless » par exemple). Personnellement, j’adore, je sens que c’est en harmonie avec son histoire.

En conclusion, je ne saurais que vous conseiller ce livre excellent. L’édition alternative cache vraiment des talents, de grands talents. Je lirai sûrement le prochain représentant d’Edilivre lors de la prochaine édition du Prix de l’Autre Edition. Et en plus, si Dawoud Saadoun réécrit un livre, je l’achèterai. Et s’il est présent au Salon du Livre de Paris 2017, je m’y rendrai pour qu’il me signe celui-ci !

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