Découvertes du mois de Mai

À partir de désormais, j’ai décidé que chaque mois, je partagerai mes découvertes culturelles (cinéma, littérature, séries, lieux…) sur le blog. Ça me permettra de faire des rétrospectives et ça, c’est plutôt cool. Et si je peux donner envie à certains de découvrir ces choses qui m’ont plu, encore mieux. 

Découverte 1 : Le Pavillon des Canaux

Capture d’écran 2017-05-12 à 01.50.41.png

Je triche un peu, j’ai découvert ce lieu le mois dernier. Mais c’était en fin de mois et je n’avais pas encore inventé cette rubrique du blog. Le Pavillon des Canaux est un café restaurant insolite et original niché au bord de la Seine, dans le 19ème arrondissement de Paris. Il se trouve au 39 Quai de la Loire pour être plus exacte. Et il est à dix minutes à pieds du métro Jaurès (ligne 2 et 5) et du métro Crimée (ligne 7).

Le Pavillon des Canaux est un café aménagé comme une maison rétro type années 60-70. Chaque pièce est colorée et on peut y travailler, boire un verre entre amis ou y manger dans une ambiance chaleureuse et cosy. Les jus y sont délicieux et coûtent 3,50€. Pour un café, il faut compter entre 2 et 4€. Le chocolat chaud lui, coûte 4€.

L’info fun et insolite : on peut réellement s’installer dans la baignoire ci-dessous pour manger ! Je ne sais pas si c’est confortable mais en tout cas, c’est original !

Capture d_écran 2017-05-12 à 01.50.50

Découverte 2 : Brooklyn, le livre & le film

51elMHkTnfL._SX323_BO1,204,203,200_Le livre, écrit par l’irlandais Colm Tóibín, est sorti en 2009. Son adaptation cinématographique en 2015. Brooklyn se passe dans les années 50 et commence en Irlande. On y suit Eilis Lacey, une jeune fille d’une vingtaine d’années qui immigre aux États-Unis. Après une période difficile d’adaptation, elle finit par se prendre à sa vie américaine et vit une douce romance avec un jeune homme d’origine italienne. Pourtant, un drame la force à retourner en Irlande et elle se retrouve rapidement à choisir entre deux pays, deux destins et deux hommes différents.

Je vais commencer par critiquer le livre puisque j’ai d’abord lu Brooklyn avant de le regarder. L’intrigue me semblait prometteuse et c’est ce qui m’a d’abord attirée vers cette histoire. Pourtant, bien que le livre soit facile à lire, j’ai été un peu déçue. Il y avait plein de petites intrigues par ci par là qui n’ont finalement pas été développées, ce qui laisse un sentiment de frustration au lecteur. On se dit que, tiens, l’histoire va enfin prendre une tournure intéressante et pleine de suspens et non. Colm Tóibín en parle pendant 2-3 pages puis pouf, aux oubliettes. Et pourtant, il y avait moyen de faire quelque chose de captivant. Par exemple :

  • On nous fait comprendre que le professeur de droit d’Eilis est un survivant de l’Holocauste ;
  • Une de ses anciennes colocataires a dû quitter Brooklyn parce qu’elle était suivie par un stalker qui ne la lâchait pas. Eilis est celle qui a récupéré la chambre de cette dernière. Dit comme ça, on croit qu’Eilis est sa prochaine victime. Que nenni.
  • On laisse sous-entendre que Tony, l’amoureux d’origine italienne d’Eilis, est le fruit d’un adultère de sa mère avec un irlandais. Ses quatre frères ont les cheveux, les yeux et la peau sombres des méditerranéens. Seul lui, avec sa peau claire, ses cheveux clairs et ses yeux bleus, ressemble et arrive à passer pour un irlandais.

Pourtant, aucune de ces intrigues n’a été poussée plus que ça.

De plus, contrairement à ce qu’on peut croire, ce n’est pas une histoire d’amour ou de triangle amoureux. À aucun moment du livre, Eilis semble amoureuse d’un des hommes qui la courtisent. Elle subit ce qui lui arrive à chaque étape. Son immigration, son emploi, ses études, le premier homme qu’elle rencontre devient son amoureux, le second lui est imposé par ses amis et sa mère… Même le choix final ne vient pas vraiment d’elle et est une nécessité du moment. Néanmoins, j’ai aimé cette lecture puisque Brooklyn est très bien écrit, fluide et agréable à lire.

Quant à son adaptation, elle est assez fidèle au livre, quelques personnages ont été supprimés, des détails ont été changés mais en dehors de cela, l’histoire et l’évolution des événements sont respectés. Quelques scènes ont été coupées comme pour la plupart des films inspirés de bouquins. D’autres ont été rajoutées, notamment une scène à la fin ce qui est assez surprenant puisque le parti de Colm Tóibín était de laisser libre court à l’imagination de ses lecteurs après le « choix » de son héroïne. Le film se différencie du livre pour cela en plus du fait que son Eilis est beaucoup plus expressive, a plus de caractère (surtout avec les hommes) et montre plus ses émotions que celle du livre. Celle-ci a l’air amoureuse et honnêtement, c’est plus agréable de suivre les aventures d’une héroïne dotée de sentiments qu’une qui subit tout ce qui lui arrive sans rien ressentir. De plus, le réalisateur a eu l’intelligence de virer du scénario toutes ces intrigues inutiles (dont je parlais ci-dessus) que l’écrivain n’a pas développées. C’est très très rare que ça m’arrive mais j’ai une petite préférence pour le film.

Découverte 3 : Las Chicas Del Cable

chicas-cable

Nouvelle série de Netflix, Las Chicas Del Cable suit quatre jeunes femmes standartistes dans le Madrid de 1928. Il y a d’abord Alba / Linda (la deuxième en partant de la droite sur la photo), la rebelle, l’indépendante, qui se retrouve malgré elle dans des situations dangereuses et qui essaie tant bien que mal de s’en sortir. Puis il y a Ángeles (la deuxième en partant de la gauche) qui porte bien son nom puisqu’elle est l’ange gardien du groupe. Elle est posée et douce, c’est aussi celle qui a le plus d’expérience dans ce métier qu’elle adore. Mais lorsque son mari veut la forcer à démissionner pour qu’elle s’occupe de leur petite fille, elle se retrouve face à un dilemme bien plus profond que ce qu’elle croyait. Ensuite, il y a l’extravagante Carlota (la première en partant de la droite), fille d’un colonel autoritaire qui veut lui imposer un avenir qu’elle refuse. Il fera tout pour la faire quitter son travail et l’homme qu’elle aime. Enfin, il y a la timide et jeune Marga (la première en partant de la gauche) qui arrive de sa campagne et qui découvre toute la folie des années 20 et de la ville pour la première fois, avec stupeur et fascination.

Première chose : quand on me connaît, on sait que j’adule, que j’encense, que dis-je, j’idolâtre les années 20. Rien qu’avec cette caractéristique, cette série avait toute mon attention (nota bene pour myself : Peaky Blinders est la prochaine série à regarder pour cette même raison). C’était une totale découverte car comme beaucoup de monde, je sais ce qu’il se passait dans les années 20 à New York City et à Paris mais pour le reste du monde… Aucune f*cking idée.

La deuxième raison pour laquelle je me suis mise à cette série, c’est parce qu’elle est espagnole. Je n’ai pas pu pratiquer mon espagnol depuis que j’ai eu ma licence (soit il y a trois ans). Remettre un pied dedans en regardant en VOSTAN (Version Originale Sous-Titrée en Anglais) et donc travailler deux langues en même temps, pour une ancienne étudiante en langues passionnée, c’est le nirvana. Surtout que l’espagnol est tellement beau à entendre ♥️

J’aime beaucoup cette série. C’est une sorte de Desperate Housewives espagnol des années 20. Je la conseille vivement puisqu’elle est dans l’air du temps : le féminisme, l’indépendance des femmes, le droit des femmes, l’accès au travail… Tous ces sujets sont dans l’actualité et sont traités avec intelligence et maestria. Les personnages sont attachants et il est facile de s’identifier à eux. Enfin, les décors, les costumes et la bande-son sont à tomber. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette série un incontournable.

Publicités

6 commentaires sur “Découvertes du mois de Mai

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s