#Girlboss : critique du livre et de la série

Le livre #Girlboss a été écrit par Sophia Amoruso, la fondatrice et CEO du site de ventes de vêtements Nasty Gal. Il a été publié en 2014 et est un ouvrage qui mélange récit autobiographique et conseils entrepreneuriales. J’ai lu ce livre il y a quelques jours et je me suis mise à la série dans la nuit du dimanche au lundi. Je l’ai terminée dans la nuit du lundi au mardi. 

#Girlboss : le livre

Capture d_écran 2017-05-25 à 16.07.34Je vais commencer par donner mon opinion sur le livre. J’ai énormément aimé #Girlboss. Quand on cherche du travail, le discours de Sophia Amoruso apparaît réellement comme un pep talk. Elle m’a motivée et m’a donné des conseils que, personnellement, je trouve très précieux. Pas besoin d’être un entrepreneur pour lire son bouquin. Elle donne des conseils également pour construire un C.V., écrire une lettre de motivation, et les entretiens d’embauche… Par exemple, elle dit qu’elle sait que travailler pour Nasty Gal booste une carrière et que c’est génial pour une personne. Mais elle s’en fout. En revanche, elle a besoin de savoir comment toi, tu vas booster son entreprise, qu’est-ce qui fait qu’elle devrait te prendre toi et pas un(e) autre. Elle conseille donc de se concentrer (sur la lettre de motiv et à l’entretien d’embauche) sur ce que toi tu vas apporter à une entreprise plutôt que ce que l’entreprise va t’apporter.

J’aime son ton sans prise de tête, j’aime sa success story type from rags to riches et j’aime ses préceptes qu’elle donne sans conditions. Elle n’hésite pas à donner des exemples de sa propre vie personnelle pour illustrer ses propos. Néanmoins, ce qu’on pourrait reprocher à Sofia, c’est un ton peut-être un peu hautain, un peu « je sais tout », un peu « you know nothing Jon Snow« . C’est d’ailleurs pour ça que #Girlboss n’est pas si bien noté sur les sites dédiés. Enfin, elle ne cesse de répéter que son succès ne doit rien à la chance, tout au travail. Je comprends qu’elle ait tellement travaillé, passé un temps énorme sur Nasty Gal, dédié sa vie et son argent à ce projet, qu’elle refuse qu’on dise « elle a eu de la chance ». Je le comprends parfaitement. Mais il ne faut pas oublier ces milliers (millions?) d’autres entrepreneurs qui se dévouent, corps et âme, pour leurs projets, qui ont peut-être des idées plus brillantes que Sophia Amoruso, qui ont peut-être plus de talent qu’elle mais qui, au final, ne connaissent pas son succès. Donc si, la chance joue un peu Sophia. N’oublions pas que 90% des start-ups ferment boutique dans les cinq premières années suivants leur création.

Girlboss : la série

girlboss-1200x675-1024x576.pngQuant à son adaptation, elle s’inspire certes de faits réels mais c’est une fiction hyper romancée : les scénaristes ont pris plus que des libertés avec la réalité pour ajouter du peps et du suspens à la vie déjà haute en couleurs de Sophia.

J’ai dévoré les treize épisodes en vingt-quatre heures à peine. En même temps, ça ne dure que vingt minutes et honnêtement, ça se regarde hyper facilement.

Tout d’abord, parlons de Britt Robertson qui tient le rôle de l’extravagante Sophia Amoruso : WOW ! Cette fille que j’avais vu une fois dans la saison 1 (et seule saison soit dit en passant) de The Secret Circle a bien grandi. D’ailleurs, je ne l’avais même pas reconnue. Et quel talent d’actrice ! C’est bien simple : elle ne joue pas Sophia, elle est Sophia. On ne dirait même pas qu’elle joue un rôle. J’espère sincèrement que cette actrice sera vite reconnue par ses pairs et fera de grands films parce qu’elle le mérite.

images.jpegMaintenant, parlons de San Francisco. Je n’y suis jamais allée mais Girlboss m’a définitivement donné envie de visiter The City by the Bay. Les paysages sont magnifiques, la ville est colorée, joyeuse et pleine de folies et on a droit à des coupes imprenables sur les fameux tramways et Golden Gate. Rien que pour ça, cette série est un plaisir à regarder et un délice pour les yeux. Si en plus, on rajoute à cela une héroïne au look seventies plus que réussi, autant vous dire que j’ai défailli plus d’une fois devant mon écran. En même temps, les réalisateurs se devaient de faire honneur au sens de la mode vintage inégalable de Sophia Amoruso. Elle a quand même créé une marque de vêtements, ce serait dommage de passer à côté de cet emblème de la mode. Pari réussi : chaque tenue est un bijou. Et ne me lancez pas sur les chaussures parce que clairement, j’ai pété un câble à chaque fois…

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Enfin, parlons de la série en elle-même. Je vais commencer par les défauts : peu profonde, peu en accord avec réalité, pas énormément d’action, des personnages manquant un peu de réalisme et très clichés. En revanche, Girlboss reste hyper sympa à regarder car on passe vraiment un bon moment devant. Je me suis attachée à l’héroïne et j’aime voir son ascension. Franchement, je trouve qu’elle est une inspiration puisqu’on voit comment elle passe de rien à tout, en trouvant des idées uniques et originales. On la voit courir de droite à gauche dans tout San Francisco (♥️) pour trouver un nom lui correspondant pour son site de vente ebay. Et puis on voit comment elle décide de jouer la carte de l’originalité et de la qualité en posant elle-même avec ses tenues plutôt que de simplement les accrocher à un cintre comme le font les autres vendeurs. Et la façon qu’elle a de choisir avec soin les vêtements dans une boutique vintage et les customiser pour les rendre réellement uniques. Et j’en passe pour ne pas trop spoiler, mais ce sont précisément ces scènes-là que j’aime regarder et qui m’inspirent. Elles montrent comment des idées qui peuvent sembler toutes bêtes, font toute la différence. 

On découvre l’impitoyable monde du business et cette série donne une leçon à toutes et à tous. J’aime les fictions et les personnages qui me motivent et me donnent envie de me bouger.

La storyline est simple mais efficace. Et si vous n’aimez rien de cela, alors sachez que la bande-son retro mettra tout le monde d’accord. Personnellement, je fonds devant ces séries qui mettent le paquet sur les décors, les costumes et la bande-son (The Carrie Diaries, Las Chicas Del Cable). Et Girlboss remplit parfaitement ces trois conditions.

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3 commentaires sur “#Girlboss : critique du livre et de la série

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